Samedi 21 avril 2018 à 1:44

2015 / Cam - Comment ça vous vous séparez ? Comment ça ? C'est impossible. Si vous vous séparez, comment on va faire, nous, pour y croire encore ? Je n'y crois pas AK, et je n'y croirai jamais tu m'entends. 
2018
 / Mat - Il n'ont pas l'air en couple, en fait... ils ont l'air de s'entendre à merveille, comme de bons amis..
2016 /
 Chr - Je l'ai rencontré, franchement, elle est très sympa, gentille, drôle. Mais, c'est pas toi.
2018
 
/ Cam - Bah, évidemment qu'il t'aime encore. Tout le monde le sait, mais personne ne dira jamais rien. Tout le monde le sait. Seul lui, ne le sait pas.

AF - Bon week-end beauté ;) 

Je pense que tu m'aimes encore. Tout le monde le sait, que tu m'aimes encore, sauf toi. Tu es si doué pour te construire un mensonge plus gros qu'une maison, autour de toi, pour te persuader que tu as pris la bonne décision en demandant le divorce. Si tu venais à t'avouer la vérité, c'est ton monde tout entier qui s'écroulerait. 

Je n'ai plus de douleur de toi, et aujourd'hui, c'est si reposant de ne plus avoir mal. Tout le monde le voit, que je suis à nouveau heureuse, même sans toi. Je danse des collé-serré avec Ren. et on s'amuse. On danse, on danse jusqu'au petit matin parfois. On danse tellement que j'en ai mal aux jambes pendant deux jours. On danse, on rit, on reprend un verre, pratiquement tous les samedis. Aujourd'hui c'est samedi, j'espère qu'on dansera aussi.

Tout le monde le sait, que tu m'aimes encore. Certains ont osé me le dire, qu'ils savaient. Les autres se taisent, mais leur regard vers moi lorsque ton nom est cité dans une conversation les trahit. Ils ont toujours ce même regard. Ton nom est prononcé au détour d'une conversation, et les voilà qui fuient mes yeux. Si par malheur ils les croisent, leurs yeux me disent "Je suis désolé qu'il ai été aussi con. Je suis désolé de savoir. J'aimerais claquer des doigts et qu'il ouvre les yeux. C'était si beau vous deux". 

Jeudi 4 janvier 2018 à 14:38

Un mercredi soir, en cette fin de décembre, j'attendais mon train régional dans cette gare glaciale. 

AK : Mon train arrive, je suis à Lyon dans quinze minutes. Tu es où ?
AF : Je suis avec El et Ro. on est chez Re. Rejoins-nous ! J'ai une chambre d'hôtel dans le centre ville. Tu peux y venir aussi avec moi après, tant que l'on garde ça pour nous.
AK : Je n'avais pas l'intention d'en parler à nos amis. J'arrive chez Re dans trois quart d'heure. 

Alors je les ai rejoins, chez Re. Nous avons bu un nombre incalculable de bières, un vin dégueulasse et un excellent rhum arrangé. Ron. notre ancien colocataire nous a rejoint et m'a tout de suite demandé où je comptais dormir, comme à son habitude. Depuis que j'ai déménagé dans mon petit village à dix kilomètres du centre il me demande toujours où je dors, et me propose toujours une place chez lui.

AK : Merci Ron. je dors chez Maé. ce soir. Demain soir nous allons chez Mat. avec Chr. pour un petit Noël entre filles, et vendredi nous partons pour l'anniversaire de son cousin dans le sud de la France.
Ron : D'accord, c'est chouette ça ! N'hésite pas si tu es bloqué tu sais que tu as toujours ta place à la coloc. Il y aura toujours un lit pour toi. 

Nous avons joué aux dés, rit aux éclats. C'était une très belle soirée. Puis nous sommes tous parti en même temps. Ron. a proposé d'héberger Ro. et El. qui ont accepté. 

Nous voilà tous, au milieu de la nuit, en bas de l'immeuble de Re. dans le froid. Les garçons attendent leur taxi pour le neuvième arrondissement. Ca tombe bien pour mon mensonge, je suis sensé aller dans le huitième, à l'opposé. 

AK : Et toi tu vas où AF ? On ne peut pas partager notre taxi avec les garçons mais je peux peut-être te rapprocher de ta destination avec le mien ?
AF : Je vais dans le septième, frontière huitième. 
Ron : Parfait alors ! AK tu vas juste à côté d'où va AF. Vous partagez votre taxi et moi je ramène les deux autres à la maison ! 
AK : Oui, faisons comme ça !

Les garçons sont partis. Notre taxi est arrivé quelques minutes plus tard. Pendant le trajet planait une tension particulière. Nous savions que c'était la plus mauvaise décision que nous ayons pris dans la soirée, mais nous étions incapable de ne pas la prendre, ce jour là. 
Nous sommes arrivés dans le deuxième arrondissement, bien loin du huitième, dans cette chambre d'hôtel. Il s'est changé dans la salle de bain, à l'abri de mon regard, puis j'en ai fait de même. Nous nous sommes glissés dans ces draps froids et avons rit quelques instants car cela nous rappelait les moments où nous étions ensemble mais qu'il avait du partir travailler à Paris. Nous avions commencé à nous retrouver dans les hôtels du deuxième arrondissement quand il pouvait descendre ici, parce qu'on voulait notre tranquillité, ne pas avoir quatre colocataires avec nous. Ca agaçait Ron. que nous ne dormions pas à la colocation, d'ailleurs. Mais nous nous voyions deux fois par mois, c'était important. Alors on a investi dans les chambres d'hôtel. Nous nous sommes rappelés de celui qui était miteux, nous l'avions détesté mais c'était notre première retrouvaille depuis son déménagement, alors on s'en fichait. 

AF : Mon dieu, mais tes pieds sont si froids !
J'avais froid, dans ces draps glacés. Mes pieds étaient gelés, alors il a posé les siens sur les miens et collé son torse contre mon dos, m'entourant de ses bras. 
AF : Ca va mieux, comme ça ?
AK : Oui, ça commence à aller mieux, oui.
Il a caressé mes cuisses, feintant de vouloir me réchauffer, puis remonta ses caresses entre mon ventre et mes cuisses, puis plus haut, entre mes seins et mes cuisses, puis mes fesses. Ces caresses ne feintaient alors plus rien. Il n'avait pas été aussi avenant depuis si longtemps. Je me demandais à quel moment il allait, comme à son habitude, brusquement tout arrêter en s'excusant. Je me suis alors assise à califourchon sur lui et lui ai donné mes seins pendant que je commençais à lui faire l'amour. Après quelques minutes il m'a basculé sur le côté, face à lui, et me prit dans ses bras. 
AF : Je, je préfère te faire un câlin, désolé.
Il était là, le moment où il arrêta tout brusquement. 
Pendant quelques minutes, nous nous sommes simplement enlacés. Puis ses mains ont craquées, se sont de nouveaux perdues sur mes fesses. Il a alors abandonné tout espoir d'arrêter quoi que ce soit, m'a mise sur le dos et m'a glissé quelques mots à l'oreille pendant ses caresses qui me faisaient gémir. 
AF : Tu m'as dis que tu serais sage...
AK : Je suis sage.
AF : Non, tu n'es pas sage... Tais-toi...

Un vieux jeu entre nous, j'ai toujours aimé être dominée par lui au lit, et il le sait. Alors j'ai essayé, mais je n'ai pas réussi à être sage. 

C'était notre meilleure nuit ensemble depuis des années. 

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Mardi 19 décembre 2017 à 1:31

AF - T'es libre fin décembre ?
AK - Oui tout à fait.
AF - Ok cool. Si t'as rien de prévu on peut se faire un truc, je descends sur Lyon.
AK - Oui avec plaisir.
AF - Soit on fait soirée avec tous nos amis et on s'arrange pour dormir dans notre ancienne coloc', soit on leur en parle pas et on reste qu'à deux et on se prend une chambre d'hôtel à deux. Comme tu préfères ! 
AK - Je les vois très souvent nos amis. Je préfère la deuxième option, ça fait longtemps ! Et toi ?
AF - Je préfère aussi. Ca ne te déranges pas de dormir avec moi ?
AK - Non, et toi ?
AF - Non au contraire on pourra poursuivre la soirée tant qu'on veut !
AK - Oui c'est clair !
AF - Puis je sais pas, j'ai envie de dormir avec toi, ça fait longtemps. 
AK - Oui c'est vrai. Ca nous fera notre Noël ensemble ! Tu penses arriver de Paris après le boulot ? 
AF - Exactement. Je pense oui.
AK - On ira manger un bout alors.
AF - Si t'es sage t'auras même peut être un cadeau. Mais attention, il faut être très sage.
AK - T'es chiant, j'ai eu la même idée à te faire.


Bref. J'ai rendez-vous avec mon ex-mari. 
On a jamais dansé de slow ensemble, c'est con quand on y pense.
J'ai envie de danser un slow avec toi.


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Jeudi 7 décembre 2017 à 2:20

 Tu sais, je suis sincèrement heureuse pour toi. Je suis réellement heureuse que tu sois en ménage, heureux, amoureux. 

Je suis sincèrement heureuse pour toi, et ça m'a brisé le coeur pourtant. Qui l'eu cru que ça me briserait le coeur un jour de voir une photo de vous apparaitre dans mon fil d'actualité sur facebook. Qui l'eu cru que je sourirais bêtement de vous voir heureux ensemble, pendant que je prendrais une première claque, douloureuse. 
Qui l'eu cru que je sauterais de joie lorsque tu m'as annoncé que vous alliez vous mettre en ménage, et que ça briserai mon coeur.

J'en ai parlé un peu à mes deux meilleures amies, saoules, autour de notre quatrième bière.

Puis après ton opération j'ai voulu prendre des nouvelles de toi, de ta santé. Tu m'as répondu "Je vais bien. Je t'aime". Tu m'as bêtement dis "je t'aime". 
Est-ce que tu te rends compte que tu ne me l'avais pas dis depuis trois ans ? Est-ce que tu te rends compte qu'en dix ans on ne se l'est pas dis plus de cinq ou six fois, parce qu'on se le dit toujours dans des moments très particuliers. Est-ce que tu te souviens que la dernière fois que tu me l'avais dis c'était réellement pour m'avouer que tu m'aimais depuis six ou sept ans, que j'étais ta personne. Tu n'as pas le droit de me le dire comme ça, juste comme ça. Tu n'as pas le droit de me dire que tu m'aimes juste comme ça. Je n'ai pas non plus le droit de le faire. Ca a toujours été un accord tacite entre nous. Je m'efforce de me dire que tu ne t'en es pas rendu compte sur le coup, ou que peut être tu ne le disais pas juste comme ça. Je m'efforce de me dire que tu ne l'as pas dis juste comme ça, que tu n'as pas tout brisé. 

Ca me rend heureuse et ça me brise le coeur de te savoir dans une relation tout ce qu'il y a de plus sérieux. Ca me brise le coeur d'imaginer définitivement nos vies séparées. 

Si tu savais le courage qu'il m'a fallu pour ne pas te dire que je t'aimais la dernière fois que l'on s'est vu, chez toi. J'ai hésité plus d'une fois, mais j'avais bien trop peur que tu ne le penses pas, toi. J'avais bien trop peur de tout gâcher, que tu me rétorques que mes sentiments n'étaient pas partagés. 
Visiblement je ne saurais jamais la réponse. Et c'est tant pis pour moi. J'ai été incapable de quitter ma région pour venir dans la tienne. J'ai été incapable de tout quitter pour toi. Et tu ne l'as pas fais non plus.

Je suis profondément heureuse pour toi. Et j'ai le coeur brisé. J'ai le coeur brisé en mille morceaux PY. 


Jeudi 7 septembre 2017 à 3:47

Je crois que PY ne reviendra plus jamais. Je crois qu'il est définitivement parti.

Je crois que tu ne reviendras plus jamais. Je le crois parce que je t'ai vu heureux avec elle. Si une autre te rend heureux, alors tu ne reviendras pas. Je te connais trop pour encore y croire comme avant. Nous n'avons plus quinze ans. C'était plus léger quand nous avions quinze ans. Parce que quand nous avions quinze ans je ne comprenais peut être pas aussi bien qu'aujourd'hui la complexité de nos sentiments. Parce que quand nous avions quinze ans nous n'avions pas partagé autant de réalité ensemble, traversé autant de choses. Alors c'était simple, inatteignable, lointain.

Je crois que cette fois là assis sur ce trottoir j'ai commencé à réaliser. Deuxième prise de conscience lors de ces vacances chez moi. J'étais si heureuse lorsque six mois après tu m'as enfin dis que tu m'aimais depuis déjà six ans. Je crois que je n'oublierai jamais ton « Merde. Ca fait six ans. Je t'aime ». Je crois que je n'oublierai jamais lorsque tu m'as avoué être la personne qui correspondait parfaitement à ce que tu voulais, que tu avais tant attendu pour me l'avouer.

 

J'ai le coeur brisé, tu sais. J'ai le coeur brisé parce que je dois te laisser partir. Te laisser vivre dans ton nouvel appartement. Je dois m'effacer. Je dois arrêter de te proposer de venir à nos soirées. Je dois arrêter de penser, de croire, qu'un jour nous aurions fini par trouver un moment pour faire notre vie ensemble comme c'était l'objectif. Je pense qu'on a trop souvent raté le coche, je pense que nous n'avons pas fait assez d'effort l'un envers l'autre pour que ce projet de vie commune prenne réellement vie. Peut être que ça nous arrangeait, finalement.
Je crois que cette semaine ensemble dans le froid de février était nécéssaire pour que nous puissions nous dire au revoir. Peut être nous sommes nous dit au revoir cette fois-là. 

J'ai adoré cette semaine-là. J'ai adoré t'accompagner former les jeunes, j'ai adoré être jalouse, j'ai adoré ta main sur mes hanches devant le monde entier. J'ai adoré chanter du Diam's au ukulélé, picoler, faire des crêpes en apprenant le langage des signes. J'ai adoré que tu sois jaloux, rieur, joueur. J'ai adoré apprendre que ton monde sache qui j'étais. J'ai adoré refaire le monde dans ce bus. J'ai adoré notre apéro vin fromage et saucisson. J'ai adoré tes faux pets sur mon ventre comme on le fait aux enfants. J'ai adoré faire partie de ton monde, d'aussi prêt. 
J'ai adoré rire aux éclats. J'ai rarement autant ri. 

 

Quel gâchis, hein.

Mais tu sais, tu es heureux, et ça me va.

Merci pour tout. 

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