Jeudi 7 septembre 2017 à 3:47

Je crois que PY ne reviendra plus jamais. Je crois qu'il est définitivement parti.

Je crois que tu ne reviendra plus jamais. Je le crois parce que je t'ai vu heureux avec elle. Si une autre te rend heureux, alors tu ne reviendras pas. Je te connais trop pour encore y croire comme avant. Nous n'avons plus quinze ans. C'était plus léger quand nous avions quinze ans. Parce que quand nous avions quinze ans je ne comprenais peut être pas aussi bien qu'aujourd'hui la complexité de nos sentiments. Parce que quand nous avions quinze ans nous n'avions pas partagé autant de réalité ensemble, traversé autant de choses. Alors c'était simple, inatteignable, lointain.

Je crois que cette fois là assis sur ce trottoir j'ai commencé à réaliser. Deuxième prise de conscience lors de ces vacances chez moi. J'étais si heureuse lorsque six mois après tu m'as enfin dis que tu m'aimais depuis déjà six ans. Je crois que je n'oublierai jamais ton « Merde. Ca fait six ans. Je t'aime ». Je crois que je n'oublierai jamais lorsque tu m'as avoué être la personne qui correspondait parfaitement à ce que tu voulais, que tu avais tant attendu pour me l'avouer.

 

J'ai le coeur brisé, tu sais. J'ai le coeur brisé parce que je dois te laisser partir. Te laisser vivre dans ton nouvel appartement. Je dois m'effacer. Je dois arrêter de te proposer de venir à nos soirées. Je dois arrêter de penser, de croire, qu'un jour nous aurions fini par trouver un moment pour faire notre vie ensemble comme c'était l'objectif. Je pense qu'on a trop souvent raté le coche, je pense que nous n'avons pas fait assez d'effort l'un envers l'autre pour que ce projet de vie commune prenne réellement vie. Peut être que ça nous arrangeait, finalement.
Je crois que cette semaine ensemble dans le froid de février était nécéssaire pour que nous puissions nous dire au revoir. Peut être nous sommes nous dit au revoir cette fois-là. 

J'ai adoré cette semaine-là. J'ai adoré t'accompagner former les jeunes, j'ai adoré être jalouse, j'ai adoré ta main sur mes hanches devant le monde entier. J'ai adoré chanter du Diam's au ukulélé, picoler, faire des crêpes en apprenant le langage des signes. J'ai adoré que tu sois jaloux, rieur, joueur. J'ai adoré apprendre que ton monde sache qui j'étais. J'ai adoré refaire le monde dans ce bus. J'ai adoré notre apéro vin fromage et saucisson. J'ai adoré tes faux pets sur mon ventre comme on le fait aux enfants. J'ai adoré faire partie de ton monde, d'aussi prêt. 
J'ai adoré rire aux éclats. J'ai rarement autant ri. 

 

Quel gâchis, hein.

Mais tu sais, tu es heureux, et ça me va.

Merci pour tout. 

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