Samedi 6 août 2016 à 3:44

Pas de bienveillance.
De l'égoïsme.
Chacun pour sa pomme.

Alors laisse-moi.

Lundi 20 juin 2016 à 14:53

15h00 / J'étais sur cette route quai de Bercy, cette route qui quittait Paris. 

Un long embouteillage se formait.  
Le long trajet jusqu'à Lyon allait me fatiguer.
J'essayais de rester concentrée, ne pas pleurer, rester concentrée sur la route.
J'écoutais de la musique pour me changer les idées.
J'étais montée pour me changer les idées. 
De temps à autres j'admirais le paysage: les champs verts et jaunes à perte de vue, les immenses éoliennes. 
Je me demandais comment j'allais leur expliquer ce qui s'était passé.
Je me demandais comment j'allais t'expliquer ce que je sais.
Je me demandais comment j'allais faire pour enfin être honnête avec toi.
Dans ma tête je tournais les phrases dans tous les sens pour trouver la bonne manière, la bonne façon, la plus juste et efficace. 
Parfois ma volonté se stoppait nette par une peur profonde de tout perdre après avoir ouvert la bouche. 
Une angoisse absolue qu'une fois ces choses dites, ce soient les dernières que nous échangerions. 
Puis ma détermination reprenait le dessus, les phrases se remettaient à danser. 
Le ciel s'était brutalement assombrit, il s'était mit à pleuvoir des cordes. 
Je m'étais arrêtée sur une aire d'autoroute pour me dégourdir les jambes, fumer une cigarette.
J'avais les cheveux trempés.
J'étais arrivée aux abords de Lyon. 
Un long embouteillage se formait. 
Je me demandais ce que j'étais allée foutre à Paris. 
Je me demandais pourquoi j'avais accepté de te voir.
Pourquoi j'avais fumé une cigarette à ta fenêtre.
Pourquoi je t'avais pas envoyé dans les roses quand j'ai vu ton regard qui dit je t'aime.
Pourquoi j'avais pas dis non quand tu m'as embrassé. 
Pourquoi je te dis jamais non.

20h30 / J'arrivais chez moi et j'avais compris qu'à partir de maintenant c'était clair. 
J'avais compris à ce moment les deux explications à notre problème. 
 

Lundi 30 mai 2016 à 12:47

<< Toutes les absences un jour ou l'autre se défilent. 
Un peu de courage quand les gens se détournent.
Toutes les pages un jour ou l'autre se tournent. >>

<< Ses souvenirs des belles choses
Se souvenir des belles choses. >>


Il faut qu'on parle. Il faut que tu me laisses partir ou que tu me gardes. Tu dois faire un choix, arrêter de choisir les deux. 
Le poids des choix que l'humain fait. Le poids des sentiments que l'humain ressent. 
Tu dois arrêter de me faire partir entièrement et d'ensuite reprendre un peu de moi quand bon te semble parce que j'en ai les mains liées.
Tu dois me prendre ou me laisser partir, me prendre ou me redonner ma liberté.

(Tu ne peux pas refuser de me parler pendant des semaines et faire en sorte qu'on ne se voit pas, puis subitement tout faire pour que l'on se voit, me donner des petits surnoms, me faire venir chez toi et me faire l'amour comme ça.
Tu ne peux pas me regarder comme tu me regardes dans ces moments là, et me dire que tu es fou amoureux de ta compagne. 
Tu ne peux pas tout faire. Tu ne peux pas faire les deux.)


On a tous les deux cru que tu avais fais un choix quand on s'est séparés.
Mais tu reviens sur ce choix dès que l'occasion se présente.
 
Tu ne peux plus continuer à te demander pourquoi est-ce tu fais ça ou qu'est-ce qui ne va pas.
Parce qu'il n'y a en réalité que deux solutions à ton problème:
soit tu es une mauvaise personne, soit tu es encore amoureux. (Attention, les deux offres sont cumulables). 

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Lundi 23 mai 2016 à 1:01

Je dors deux heures par nuit.
J'ai mal. Vraiment mal. 
Je ne peux plus travailler.
Je ne peux plus dessiner.
Je suis épuisée jusqu'à l'os.

J'ai rien demandé.
J'étais bien avant la maladie.
J'étais heureuse, j'avais enfin fais la paix avec moi, lui, eux.
J'étais heureuse professionnellement. 
J'étais épanouie. 

Avant la maladie je buvais des bières sur les quais de Seine un samedi après-midi. 
Avant la maladie je dessinais des plans d'archi pendant des heures.
Avant la maladie je faisais l'amour toute la nuit avec lui.
Avant la maladie je bossais de huit heures du matin à minuit. 

Maintenant je suis réduite.
Je suis réduite à dormir deux heures par nuit. 
Je suis réduite aux douleurs qui me réveillent le matin et non plus mon réveil.
Je suis réduite à passer dans la douleur de mon lit à mon canapé et attendre que les douleurs s'atténuent un peu pour me faire couler un café.
Je suis réduite à me faire chier comme un rat mort.
Je suis réduite à l'hôpital qui ne sait pas quand la maladie partira. 
Je suis impuissante.

J'ai rien demandé.

Et putain je ne suis pas d'accord. Je ne veux pas. Je veux que ça parte. 


Lundi 16 mai 2016 à 19:09

<< It's all the opposite I think
The ladder runs side to side
Enough to make you want a drink
But there's no place to hide

You're not fooling anyone

Hard, you make it hard, hard >>

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