Jeudi 4 janvier 2018 à 14:38

Un mercredi soir, en cette fin de décembre, j'attendais mon train régional dans cette gare glaciale. 

AK : Mon train arrive, je suis à Lyon dans quinze minutes. Tu es où ?
AF : Je suis avec El et Ro. on est chez Re. Rejoins-nous ! J'ai une chambre d'hôtel dans le centre ville. Tu peux y venir aussi avec moi après, tant que l'on garde ça pour nous.
AK : Je n'avais pas l'intention d'en parler à nos amis. J'arrive chez Re dans trois quart d'heure. 

Alors je les ai rejoins, chez Re. Nous avons bu un nombre incalculable de bières, un vin dégueulasse et un excellent rhum arrangé. Ron. notre ancien colocataire nous a rejoint et m'a tout de suite demandé où je comptais dormir, comme à son habitude. Depuis que j'ai déménagé dans mon petit village à dix kilomètres du centre il me demande toujours où je dors, et me propose toujours une place chez lui.

AK : Merci Ron. je dors chez Maé. ce soir. Demain soir nous allons chez Mat. avec Chr. pour un petit Noël entre filles, et vendredi nous partons pour l'anniversaire de son cousin dans le sud de la France.
Ron : D'accord, c'est chouette ça ! N'hésite pas si tu es bloqué tu sais que tu as toujours ta place à la coloc. Il y aura toujours un lit pour toi. 

Nous avons joué aux dés, rit aux éclats. C'était une très belle soirée. Puis nous sommes tous parti en même temps. Ron. a proposé d'héberger Ro. et El. qui ont accepté. 

Nous voilà tous, au milieu de la nuit, en bas de l'immeuble de Re. dans le froid. Les garçons attendent leur taxi pour le neuvième arrondissement. Ca tombe bien pour mon mensonge, je suis sensé aller dans le huitième, à l'opposé. 

AK : Et toi tu vas où AF ? On ne peut pas partager notre taxi avec les garçons mais je peux peut-être te rapprocher de ta destination avec le mien ?
AF : Je vais dans le septième, frontière huitième. 
Ron : Parfait alors ! AK tu vas juste à côté d'où va AF. Vous partagez votre taxi et moi je ramène les deux autres à la maison ! 
AK : Oui, faisons comme ça !

Les garçons sont partis. Notre taxi est arrivé quelques minutes plus tard. Pendant le trajet planait une tension particulière. Nous savions que c'était la plus mauvaise décision que nous ayons pris dans la soirée, mais nous étions incapable de ne pas la prendre, ce jour là. 
Nous sommes arrivés dans le deuxième arrondissement, bien loin du huitième, dans cette chambre d'hôtel. Il s'est changé dans la salle de bain, à l'abri de mon regard, puis j'en ai fait de même. Nous nous sommes glissés dans ces draps froids et avons rit quelques instants car cela nous rappelait les moments où nous étions ensemble mais qu'il avait du partir travailler à Paris. Nous avions commencé à nous retrouver dans les hôtels du deuxième arrondissement quand il pouvait descendre ici, parce qu'on voulait notre tranquillité, ne pas avoir quatre colocataires avec nous. Ca agaçait Ron. que nous ne dormions pas à la colocation, d'ailleurs. Mais nous nous voyions deux fois par mois, c'était important. Alors on a investi dans les chambres d'hôtel. Nous nous sommes rappelés de celui qui était miteux, nous l'avions détesté mais c'était notre première retrouvaille depuis son déménagement, alors on s'en fichait. 

AF : Mon dieu, mais tes pieds sont si froids !
J'avais froid, dans ces draps glacés. Mes pieds étaient gelés, alors il a posé les siens sur les miens et collé son torse contre mon dos, m'entourant de ses bras. 
AF : Ca va mieux, comme ça ?
AK : Oui, ça commence à aller mieux, oui.
Il a caressé mes cuisses, feintant de vouloir me réchauffer, puis remonta ses caresses entre mon ventre et mes cuisses, puis plus haut, entre mes seins et mes cuisses, puis mes fesses. Ces caresses ne feintaient alors plus rien. Il n'avait pas été aussi avenant depuis si longtemps. Je me demandais à quel moment il allait, comme à son habitude, brusquement tout arrêter en s'excusant. Je me suis alors assise à califourchon sur lui et lui ai donné mes seins pendant que je commençais à lui faire l'amour. Après quelques minutes il m'a basculé sur le côté, face à lui, et me prit dans ses bras. 
AF : Je, je préfère te faire un câlin, désolé.
Il était là, le moment où il arrêta tout brusquement. 
Pendant quelques minutes, nous nous sommes simplement enlacés. Puis ses mains ont craquées, se sont de nouveaux perdues sur mes fesses. Il a alors abandonné tout espoir d'arrêter quoi que ce soit, m'a mise sur le dos et m'a glissé quelques mots à l'oreille pendant ses caresses qui me faisaient gémir. 
AF : Tu m'as dis que tu serais sage...
AK : Je suis sage.
AF : Non, tu n'es pas sage... Tais-toi...

Un vieux jeu entre nous, j'ai toujours aimé être dominée par lui au lit, et il le sait. Alors j'ai essayé, mais je n'ai pas réussi à être sage. 

C'était notre meilleure nuit ensemble depuis des années. 

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